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Pensez-y bien - Printemps 2008

Saviez-vous que...

Vous pourriez peut-être réduire la douleur qu'entraîne votre cotisation à un REER?
Tout est dans la façon de faire. Voici l'histoire vraie de deux fourmis, Jeannine et Jeannette.

Jeannine et Jeannette engrangent toutes les deux de l'argent pour leur retraite. Les deux le font à l'intérieur d'un REER, mais de façons bien différentes.

Attendre la dernière minute

Jeannine n'aime pas les déductions qu'elle voit sur son talon de paie, toutes les deux semaines. Aussi s'organise-t-elle pour en avoir le moins possible. En ce qui concerne sa cotisation annuelle de 2 000 $ à un REER, elle attend chaque année le moment ultime, c'est-à-dire le 28 février.

Au moment de produire ses déclarations annuelles de revenu, elle peut donc déduire ce montant de 2 000 $ de ses revenus de l'année précédente et ainsi récupérer l'impôt sur ce montant, selon son taux marginal d'imposition de 38,4%*, ce qui lui procure donc un « retour d'impôt » de 768 $, qu'elle attend vers le début mai.

Mais comme elle ne dispose pas du montant de 2 000 $, elle doit le financer par sa marge de crédit, à un taux d'intérêt annuel de 8,5%. Entre le 28 février et le 1er mai, le montant dû, avec les intérêts, atteint donc 2 028 $. Dès que son retour d'impôt arrive, en bonne gestionnaire, elle l'applique à l'emprunt et il ne lui reste donc que 1 260 $ à rembourser sur 10 mois, ou 22 paies, soit 59,50 $ par paie avec les intérêts. Le coût total des remboursements est donc de 1 309 $ + 768 $, soit 2 077 $.

L'opération lui aura donc coûté 77 $ en intérêt. Quant à son REER, au 28 février de l'année courante, sa valeur est de 2 000 $, soit le montant qu'elle vient tout juste de placer. Et chacun de ses chèques de paie sera réduit de 59,50 $ pour les 10 prochains mois.

La déduction sur le salaire

Jeannette s'y prend autrement. Elle demande à son employeur de prélever sur son salaire, toutes les deux semaines, un montant de 76,93 $ avant impôt, ce qui fait 2 000 $ au total pour l'année. Elle lui demande aussi de tenir compte immédiatement de la déduction de ce montant sur son salaire, ce qui lui procure une économie immédiate d'impôt de 29,54 $, soit 38,4%* du montant cotisé. La diminution réelle de salaire est donc de 47,39 $ par paie, l'année durant.

Quant à son REER, le 28 février de l'année courante, les cotisations aux deux semaines ont eu le temps de produire des revenus pendant toute l'année, disons à un taux annuel de 6 %, ce qui fait que sa valeur est maintenant de 2 059 $.

Un choix logique

En comparaison avec Jeannine, elle a donc épargné 77 $ en intérêt et son REER, au même moment, vaut 59 $ de plus, donc une différence totale de 136 $. Êtes-vous Jeannine ou Jeannette ?

*Taux marginal d'imposition en 2007 pour un revenu entre 37 178 $ et 58 594 $.


Léonard Garant, MBA, Pl. Fin.
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Pour en savoir plus :
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Source: Pensez-y bien, vol. 12, numéro 1, printemps 2008
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