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Lassurance automobile, ce nest pas compliquée, sauf que
Les pratiques de commerce englobent tous les moyens utilisés par les commerçants pour attirer les consommateurs et leur vendre un produit ou un service. Pour ce faire, ils doivent rivaliser dingéniosité au risque dinduire parfois les consommateurs en erreur en faisant des représentations fausses ou trompeuses.
Quil sagisse dune affirmation, dun comportement ou de lomission dun fait important, ces pratiques sont interdites par la Loi sur la protection du consommateur, administrée par lOffice de la protection du consommateur (OPC).
Ne pas travestir la réalité
Tout autant que le sens littéral des termes utilisés, limpression générale donnée aux consommateurs peut déterminer si la pratique de commerce utilisée est légale ou non. Ainsi, un commerçant ne doit jamais fausser la réalité, que ce soit sur la nature et la qualité dun produit, sa performance, sa durabilité, ses antécédents, sa description, sa fabrication, sa provenance ou son prix. Ceci sapplique tant à la marchandise vendue ou louée, quil sagisse dun aspirateur, dune maison ou dune automobile, quaux services que lon désire recevoir (réparation, entretien, cours privés, etc.).
Des pratiques interdites
En tant que consommateur, la Loi sur la protection du consommateur vous reconnaît des droits et facilite vos recours devant les tribunaux si vous avez été victime dun commerçant malhonnête ou si vous avez des doutes sur la légalité de certaines pratiques. Voici quelques pratiques de commerce interdites mentionnées particulièrement dans cette loi.
Prétendre faussement quun bien ou un service a été fourni
Un garagiste ne peut déclarer avoir changé la transmission de votre voiture alors quune simple couche de peinture a été appliquée sur celle-ci.
Attribuer faussement un avantage particulier à un bien ou un service
On ne peut faire croire, par exemple, quun produit amaigrissant vous fera perdre beaucoup de poids de façon permanente sans que vous ayez besoin de suivre un régime alimentaire particulier ou de faire de lexercice.
Affirmer faussement quun bien ou un service a une certaine caractéristique de rendement
Aucun commerçant, fabricant ou publicitaire ne peut soutenir faussement que lon économisera en achetant un de ses produits ou en utilisant un de ses services. Ainsi, on ne peut prétendre quune thermopompe fera économiser 80 % des coûts de chauffage, si la facture est réduite en réalité de 40 %.
Faire croire faussement quun bien ou un service comporte une pièce, une composante ou un ingrédient particulier
On ne peut prétendre que les murs de votre nouveau condo contiennent un isolant acoustique de qualité supérieure si ce nest pas le cas et que vous entendez le moindre bruit chez votre voisin!
Déclarer faussement quun bien ou un service répond à une norme déterminée
On ne peut faire croire que lisolation de votre nouvelle résidence respecte les normes dun organisme de conservation de lénergie si ce nest pas le cas.
Inventer un prétexte pour franchir le seuil de votre porte
On ne peut vous affirmer, par exemple, représenter un service de prévention contre les incendies, alors que votre visiteur est en réalité un vendeur dextincteurs.
Le profil du commerçant
Il est toujours préférable de connaître le profil du commerçant avec lequel vous désirez faire affaire. Pour obtenir ce profil, consultez le site Internet de lOffice de la protection du consommateur à ladresse www.opc.gouv.qc.ca ou composez
le numéro sans frais 1 888 OPC-ALLO (1 888 672-2556).
Chantal Racine
Conseillère en communication
Office de la protection du consommateur
Le permis nest pas une garantie
LOffice de la protection du consommateur délivre des permis obligatoires pour certains domaines dactivités commerciales, tels le commerce itinérant, le prêt dargent, les studios de santé, les agences de voyage et les entreprises offrant des garanties supplémentaires sur des véhicules. Ce permis nest pas une garantie de saines pratiques commerciales de lentreprise. Ainsi, un commerçant ne doit jamais lutiliser comme argument de vente ou comme une garantie de la qualité du bien ou du service offert. Il indique seulement que le commerçant titulaire a fourni le cautionnement exigé par la Loi. Ce cautionnement pourra servir éventuellement à dédommager le consommateur en cas de problème. |
Source : Pensez-y bien !, vol.7, numéro 4, septembre 2003
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