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L’assurance automobile, ce n’est pas compliquée, sauf que…

La planification financière est la recherche constante d’un équilibre financier qui a pour objectif premier d’assurer votre sécurité financière et celle de vos proches. En conséquence, chaque événement important de votre vie qui vient changer vos obligations financières ou vos revenus doit donner lieu à une révision des moyens utilisés pour conserver cette sécurité financière recherchée.

L’arrivée d’un nouvel enfant en est un exemple parfait. Mais, si la majorité pense à assurer leur nouveau-né, certains hésitent encore à le faire ou ne prennent pas un montant de protection réaliste. Pourquoi? La raison la plus souvent invoquée est la suivante : « Je ne voudrais pas faire de l’argent sur le dos de mon enfant, si je devais le perdre ». Objectivement, c’est une approche injustifiée et même erronée de la question.

Il faut savoir se protéger
On ne « fait pas de l’argent » parce que l’on touche le produit d’une assurance sur la vie d’un être cher. L’assurance ne viendra jamais remplacer la perte d’un proche. L’argent ne peut rendre plus heureux que la présence d’une personne aimée et à plus forte raison d’un enfant. Par contre, une assurance vie peut permettre de mieux affronter les épreuves et les difficultés résultant d’un décès.

L’exemple suivant est réel et illustre bien la question. Un jeune couple demeurant au Saguenay a trois enfants. Un de ceux-ci est atteint de leucémie et doit fréquemment être hospitalisé à l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal, pour y suivre des traitements. Bien sûr, l’enfant passe avant tout. Pour rester à ses cotés, l’entourer et l’aider dans cette épreuve, les parents ont dû s’absenter du travail à maintes reprises et absorber des frais élevés de déplacement et d’hébergement. Ils ont même dû hypothéquer leur maison et se sont retrouvés dans une situation financière très précaire.

La médecine a fait de nombreux progrès. Les traitements contre le cancer, surtout auprès des jeunes enfants, sont de plus en plus efficaces et le taux de rémission ne cesse d’augmenter. Malheureusement, tous ne peuvent pas guérir et ce fut le cas de l’enfant de notre couple.

Des moments très difficiles à vivre
En plus de la douleur immense ressentie par la perte de leur enfant, ces personnes se sont retrouvées sans le sou et couvertes de dettes. Aujourd’hui, plusieurs années après, ils continuent d’en payer le prix. Leur enfant n’était pas assuré. Pensez-vous réellement qu’ils « auraient fait de l’argent sur le dos de leur enfant » s’ils l’avaient assuré et qu’ils avaient pu avoir une aide financière pour passer au travers de toutes ces épreuves et reprendre une vie normale? C’est un exemple extrême, direz-vous. Peut-être, mais personne n’est à l’abri d’une telle éventualité. Regardez autour de vous; les parents qui ont perdu un enfant ne sont malheureusement pas si rares!

Assurer son enfant, c’est aussi et surtout penser à lui
Mais, il y a aussi un autre point déterminant à considérer. Assurer la vie de ses enfants c’est commencer, pour eux, une démarche de planification financière extrêmement avantageuse qui peut leur être très utile une fois arrivés à l’âge adulte. Tous les parents souhaitent que leurs enfants vivent bien et qu’ils garantissent leur propre sécurité financière et celles de ceux qui dépendent d’eux.

En assurant votre enfant, dès sa naissance, vous commencez cette démarche. Prenez en considération les points suivants :

En prenant une assurance vie, dès la naissance, vous ne déboursez que quelques dollars par paie, pour une protection de plusieurs dizaines de milliers de dollars.
Combien coûterait une protection équivalente pour votre enfant à l’âge de 23 ou 25 ans? Pourquoi ne pas l’aider dès maintenant à bien planifier?
En prenant la garantie d’assurabilité avec la police d’assurance, votre enfant sera toujours assurable et pourra continuer à souscrire de l’assurance selon les conditions prévues au contrat. Cela est très important. Il n’est malheureusement pas rare de voir des jeunes devenir diabétiques, allergiques ou être affectés d’une maladie chronique respiratoire, intestinale ou autre qui peut leur poser d’énormes restrictions voire même une impossibilité de s’assurer. Ces personnes vivent avec un handicap qu’ils devront surmonter mais ils ont eux aussi des besoins importants de sécurité financière à combler. Sans assurance, cela devient beaucoup plus difficile pour ne pas dire impossible!
Il y a un autre élément positif à considérer. La police d’assurance vie entière souscrite contient des valeurs de rachat qui, en cas d’urgence, peuvent être utilisées par le propriétaire de la police. Une autre éventualité consiste à emprunter sur la police d’assurance vie selon des modalités prévues au contrat. Dans cette optique, l’assurance vie est beaucoup plus qu’un montant payé à un bénéficiaire en cas de décès!

Vous conviendrez avec moi que, si on considère l’assurance jeunesse sous tous ces angles, il n’est plus question « de faire de l’argent sur le dos de son enfant », bien au contraire. Assurer la sécurité financière, c’est souvent prévoir le pire pour s’éviter de nombreux problèmes; mais, s’il ne se produit pas, on en retirera néanmoins bien des avantages. C’est exactement le cas pour l’assurance jeunesse.

Quand faut-il assurer son enfant?
Le besoin est aussi présent au premier jour qu’après plusieurs mois. Assurez donc votre enfant dès sa naissance. Pour cela, il doit naître viable, c’est-à-dire qu’il doit toujours être en vie après une certaine période de temps. À La Capitale, c’est après 24 heures. Pour d’autres assureurs, c’est 48 heures. N’attendez pas plus longtemps. Faites-le immédiatement; les premiers mois de la vie sont souvent déterminants.

Comment assurer son enfant?
Il existe diverses possibilités. Votre enfant peut être assuré sur un contrat de type familial ou il peut avoir sa propre police. Par ailleurs, vous avez le choix de payer la prime de l’assurance sur un nombre déterminé d’années ou durant toute la durée de la police. En payant sur 10 ou 15 ans, par exemple, votre enfant sera assuré toute sa vie sans autre paiement à effectuer. Lorsque vous le désirerez, vous ferez cession de votre police à votre enfant qui en deviendra le propriétaire.

Pour quel montant assurer l’enfant?
Là encore, il faut envisager cette protection en fonction de votre situation personnelle. Par contre, gardez en tête que cette assurance doit toujours représenter une bonne protection dans 10, 20 ou même 30 ans. Quand on considère le prix minime d’une telle protection, il faut penser efficacité et sécurité de l’enfant. Que vaudront 10 000 $ dans 20 ans? De toute façon, ce sera toujours 5 fois moins que 50 000 $ ou 10 fois moins que
100 000 $. Ces montants vous paraissent énormes? Pensez-y bien et analysez soigneusement vos objectifs de sécurité financière; considérez les faibles coûts qui se rattachent à l’assurance jeunesse en contrepartie des avantages qu’elle procure. Chaque cas reste personnel, mais chacun mérite qu’on s’y attarde. Parlez-en à votre conseiller en sécurité financière de La Capitale, il verra avec vous ce qui convient le mieux à votre situation personnelle. •

— André Debray

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Source : Pensez-y bien !, vol.7, numéro 4, septembre 2003
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