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L’assurance automobile, ce n’est pas compliquée, sauf que…

Au Québec comme ailleurs dans le monde, les consommateurs magasinent de plus en plus dans le Web à la recherche de bonnes affaires ou d’articles rares et non disponibles chez eux. Cependant, en raison de la multitude de produits et de services offerts dans la grande Toile, il est plus difficile de se prémunir contre les risques et les déceptions. En cette période d’achats de Noël, voici ce que tout cyberconsommateur averti doit savoir pour faire des choix éclairés et acheter en toute confiance.

Ce qu’il faut vérifier avant tout
Un clic par ci, un clic par là, on a fait notre choix et on est prêt à commander. Cependant, comme dans toute transaction, il faut prendre des précautions raisonnables lorsque l’on achète dans Internet afin de s’éviter des problèmes qui peuvent être longs à régler.

Six conseils de base
1. Sachez avec qui vous faites affaire
Si vous ne connaissez pas l’entreprise de réputation ou par expérience, vérifiez la présence dans le site d’une adresse postale, d’un numéro de téléphone et d’un service à la clientèle. Ne faites pas affaire avec une entreprise qui ne mentionne pas d’adresse ou de numéro de téléphone dans son site. Utilisez des moteurs de recherche pour trouver de l’information de différentes sources sur le commerçant. En cas de doute, vérifiez les antécédents de l’entreprise et les plaintes dont elle aurait fait l’objet. Le Profil du commerçant, disponible dans le site Internet de l’Office de la protection du consommateur, peut vous renseigner à ce sujet en ce qui concerne les entreprises ayant une place d’affaires au Québec.

2. Lisez les modalités d’achat
Afin de bien comprendre toutes les dispositions du contrat, les options de livraison, la politique de retour et la garantie offerte, portez une attention spéciale aux conditions d’achat. Si vous achetez à l’étranger, informez-vous du taux de change ainsi que des droits et taxes applicables.

3. Assurez-vous d’un environnement sécuritaire
Ne donnez pas de renseignements financiers ou personnels s’ils ne sont pas encodés durant leur transfert. Vérifiez si la vignette « clé » est intacte ou si la vignette « cadenas » est bien fermée dans votre navigateur Web. Vérifiez également si l’adresse de la page commerciale commence par « https ://» (« s » pour sécurisé) plutôt que par « http ://». Notez que souvent seules les pages de paiement ou d’accès aux comptes sont sécurisées. N’envoyez pas par courriel des renseignements personnels ou financiers dont vous voulez préserver la confidentialité.

4. Vérifiez les politiques de l’entreprise
Il est important de savoir si l’entreprise a une politique claire et équitable de traitement des plaintes ou d’annulation. Aussi, consultez les conditions concernant les retours, notamment en ce qui concerne les assurances et les frais de poste. Sachez quelles étapes entreprendre et à qui vous adresser en cas de problèmes. On peut parfois consulter dans le site d’un commerçant ou dans des sites d’achats comparatifs des sondages sur la satisfaction des clients ou encore des comparaisons de la qualité des services.

5. Vérifiez si le site adhère à un programme d’assurance de la qualité
À titre d’exemple, un commerçant qui affiche le logo de l’Association canadienne de marketing doit se conformer au code de déontologie et aux pratiques commerciales de cette association sur la politique de protection des renseignements personnels et sur le commerce responsable dans Internet. Pour vous informer de la protection apportée par un sceau particulier, consultez le site www.sceauxdecertification.org qui en recense 125.

6. Payez par carte de crédit
Demandez à recevoir la facture après la réception du bien ou du service. Si ce n’est pas possible, payez par carte de crédit. Afin de promouvoir l’achat dans Internet, certaines compagnies émettrices de cartes ont une politique de « responsabilité zéro » en cas de fraude. Au Québec, la Loi sur la protection du consommateur limite la responsabilité du détenteur légitime de la carte à 50 $ en cas d’imposture. Elle ne s’applique pas cependant aux cartes de débit.

Derniers conseils pour un bon cybermagasinage :
  • assurez-vous que vous savez réellement ce que vous achetez;
  • vérifiez bien le coût total de la commande;
  • ne payez que dans un site sécurisé;
  • imprimez et conservez tous vos documents;
  • protégez votre vie privée et limitez les renseignements personnels que vous communiquez;
  • redoublez de prudence dans les sites d’enchères électroniques.
Pour toute information supplémentaire sur vos droits de cyberconsommateurs ou vos recours en cas de problèmes, consultez la section consacrée au commerce électronique dans le site Internet de l’Office de la protection du consommateur, à l’adresse www.opc.gouv.qc.ca.


Autres références utiles :
— Chantal Racine
Conseillère en communication
Office de la protection du consommateur


Les cyberconsommateurs québécois en hausse de 33%

Un sondage réalisé au Canada par la firme de recherche EKOS* donne un bon portrait des pratiques de cybermagasinage chez les Québécois. En voici les principaux résultats :

La proportion des internautes québécois ayant déjà fait un achat dans Internet a bondi de 33 % de juillet 2002 à avril 2003, se situant maintenant à 36 % des internautes. La part des achats dans Internet auprès de commerçants canadiens est passée de 51 % à l’automne 2000 à 55 % à l’été 2002, étant maintenant de l’ordre de 65 %. De plus, 63 % des personnes ont déclaré avoir effectué ces achats auprès de marchands établis au Québec. Pour leur part, les achats d’internautes québécois aux États-Unis ont décru considérablement depuis trois ans, passant de 40 % à 27 %.

On constate une tendance à la diversification des achats : ceux de livres, de magazines et surtout de logiciels sont en décroissance au profit d’autres types de biens, tels que les vêtements et les billets de spectacle. Dans 78 % des cas, les achats effectués au Québec ont été payés par carte de crédit, alors que 8 % étaient payés au moment de la livraison.

Depuis 2000, la proportion de cyberconsommateurs déclarant avoir eu une mauvaise expérience d’achat dans Internet est demeurée stable, oscillant autour de 12 % et 14 %. Les problèmes rencontrés ont trait principalement à la non-livraison de produits, aux retards de livraison, à la surfacturation et aux produits insatisfaisants. Ils ont été résolus complètement ou partiellement dans 54 % des cas, mais 36 % n’ont pas trouvé de solutions. Dans la plupart des cas, les problèmes ont été réglés grâce à des démarches entreprises directement par les consommateurs auprès des commerçants. Lorsqu’une tierce partie est intervenue dans la résolution du litige, il s’agissait surtout d’une banque ou d’une compagnie de carte de crédit.

De plus, 76 % des répondants au sondage ayant connu une expérience négative ont dit avoir rencontré au moins une fois un problème concernant un achat par enchère en ligne (transactions conclues entre individus). Seulement 12 % des cyberconsommateurs québécois, dont plusieurs ont une expérience récente d’Internet, ont déjà acheté de cette façon, par rapport à 25 % ailleurs au Canada. Soulignons que 83 % des personnes qui n’ont jamais acheté dans Internet ont mentionné ne pas avoir l’intention de le faire au cours de la prochaine année, pour des motifs principalement liés à la sécurité des transactions.

* Sondage réalisé entre le 8 avril et le 7 mai 2003 auprès d’un échantillon de 5 182 personnes au Canada, dont 1 271 au Québec.


Source : Pensez-y bien !, vol.8, numéro 1, décembre 2003
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